Réponse à mon voisin

Ayant reçu ce jour une épouvantable lettre recommandée anonyme de mon voisin, voici la réponse que je lui ai adressée

 

Cher X,

ce pseudonyme vous va à ravir, si j’en juge par les prorammes que vous regardez toute la journée, infligeant une bande sonore pour le moins inconvenante à tout le voisinage.
En effet, comme vous le soulignez si aimablement dans votre charmante lettre, notre immeuble est mal isolé, et voyez-vous, ce défaut est perceptible dans les deux sens, d’autant plus, me permettrai-je de vous faire remarquer, depuis que vous avez oté l’enduit de notre mur mitoyen, afin, dites-vous, de redonner à votre appartement le charme ancien de la pierre apparente, ce bien entendu sans l’accord du syndic, du propriétaire, ni de votre voisine j’ai nommé bibi à qui vous vous permettez néanmoins d’adresser vos insultes par lettre anonyme.

Il est fort étonnant, quoique dommage, que vous ne soyez devenu sourd, comme la masturbation, qui est votre sport favori, j’ai pu le constater auditivement ainsi que ma petite fille de 4 ans qui bénéficie grace à vous d’une éducation précoce aux choses de la vie, aurait dû vous rendre, mais malheureusement celle-ci vous a plutôt rendu stupide au point de vous sentir protégé par l’anonymat en signant X, tout en laissant vos nom et adresse sur le bordereau de lettre recommandée.

Quant à ma supposée surdité, je vous rassure, j’entends très bien le téléphone comme les coups répétés que vous assénez sur mon mur, et je vous transmets par conséquent ci-jointe la facture pour les travaux que ceux-ci ont occasionnés en raison de la large fissure qu’ils y ont provoquée. Je vous serai obligée de bien vouloir vous en aquitter par retour de courrier, sans quoi je me verrai à mon tour dans l’obligation d’adresser ma plainte au syndic de copropriété.

Venz-donc boire un verre à l’occasion un samedi soir, mes invités seront enchantés de trinquer en compagnie d’un si charmant voisin. Vous pourrez ainsi bénéficier des conseils de jardinage de personnes de bon sens et cesser d’imputer à un chaton innocent la responsabilité de l’aspect miteux de votre balcon quand vous vous acharnez à placer à l’ombre des plantes ayant besoin d’ensoleillement et à laisser sans arrosage des plantes aquatiques.

Toutes mes amitiés à votre mère. Nous irons avec ma fille lui rendre visite à l’hopital dès que le temps le permettra et que la poussette sera réparée. En effet, votre maman a malencontreusement endommagé une roue d’une véhicule en l’entrainant dans sa chute. Je ne lui en tiens pas rigueur, car c’est une femme charmante, et qui aime les enfants, ce qui dans son cas est bien courageux et prouve une abnégation admirable, car elle aurait eu toutes les raisons, suite à votre passage en son sein, d’en rester définitivement dégouttée.

Recevez cher voisin mes salutations cordiales.
Madame A.



Lettre anonyme reçue de mon voisin

Reçu ce jour par lettre recommandée avec accusé de réception

« Je vous écris car j’en ai plus qu’assez de subir votre musique à plein volume jusqu’à trois heures du matin chaque samedi !
Vous n’entendez même pas – ou ne voulez pas entendre – les coups frappés à votre mur, ni les appels téléphoniques !
En plus, vos invités sont loin d’être discrets quand ils ressortent , ivres, de chez vous !
Sans compter la poussette de votre enfant qui traîne en permanence dans l’entrée de l’immeuble et qui a fait tomber deux fois ma vieille mère de quatre vingt deux ans ! Il y a pourtant un local prévu à cet effet.
Enfin, je ne supporte plus la présence de votre chat sur mon balcon qui piétine régulièrement mes jardinières fleuries !
Il faut impérativement que tout cela cesse dans les meilleurs délais. Sinon, je me verrai dans l’obligation d’avertir le syndic.
J’attends votre réponse dès réception

Bien à vous
X.



Bijoux

C’est une photo prise au souk de Sphax au moi de mai.

bijoux

ça ira bien dans la cuisine de Véronique

accessoirement, je suis sure qu’on peut en faire quelque chose d’intéressant en atelier d’écriture



Même

Même nos rues
Même notre propre visage
Même la bouche des carpes
Même la démultiplication des heures
rêvent
même les têtes coupées rêvent

On y danse
On tombe sur les mouches
On ne boit pas le bouillon
On pisse sur les bornes d'incendie
On rêve
Même les têtes coupées rêvent

Nous prenons l'eau
Nous mouillons dans vos combines
Nous léchons les mots d'une langue inconnue
Nous sortons les doigts du rouage
Nous rêvons
Même les têtes coupées rêvent


Nausée
Voyance inutile
Muqueuses textuelles
Les pis de la tête rêvent
Même les têtes coupées rêvent

La radio
Torsion de texture
Domestication des bruits
Les nourrissons du langage têtent
Même les rêves coupés têtent


Déclaration Humide Vers Celle…

Article premier : 
Les pirates de l'être déclarent
- nous léchons les mots
- nous pissons sur les bornes
- nous dépassons les mamelles enflées

Article 2 :
Les pis ratent deux lettres et s'enflamment
- nous refusons d'être dans le bain
- nous ne mouillons plus dans vos combines
- les pores de nos rues suintent
- nous prenons l'eau, nous la prenons toute,
pour en faire des mélodies sauvages

article suivant
Les pires hâtes de l'être s'insurgent
- assez couru
- assez cherché ailleurs notre propre visage
- assez adulé un simulacre de feu rebelle
Nous sortons les doigts du rouage

article dernier 
Les pirates de lettres déclament
- nous récusons toute domestication des bruits
- nous danserons la bouche et les langues inconnues
- nous lécherons librement vos muqueuses textuelles
Nous ne nous rendrions pas, quand reions-nous six pieds sous texte

article post dernier, fondateur, voire avant premier 

Même les têtes coupées rêvent 


RENGHARDISES

RENGHA EROTIQUE ( Monia Dany Véronique JJ )

  

Désir… manque qui naît de ton absence… Il m’oblige à te repenser désarticulée…  comme si toutes  tes parties s’étaient éparpillées et qu’il me fallait te reconstituer… telle ces poupées nues qui ne tiendraient pas debout si elles s’incarnaient.

  

Toi dos arqué et hanches généreuses comme les bords arrondis d’un violoncelle en marbre.

Toi sein lourd et pourtant dressé jusqu’à la pointe du téton.

Toi cou tendu… tendu vers… en attente de … Effleurement de mes doigts … Souffle… Mon souffle… Mon souffle accéléré…et chaud le long de ta peau… Ta peau…Dévoilée, ta merveille… Tes lèvres noires… Ton souffle court… Qui court partout… Ton souffle partout remplit l’espace… Ton souffle qui transcende… Ton souffle coup de grâce, ton souffle cou de feu… Feu sur mon désir… Mon désir en lumière… Pleine… Sous les projecteurs… Ta peau  sur ma peau sur ta peau sous nos souffles…. Courts…. Mélangés… Tendus… Ta merveille  comme une lumière… Tendue…. En attente de …. Tes lèvres….dessinent d’étranges mots silencieux que je happe au bord de mes doigts… Aveugle je lis à fleur de peau ta souffrance délicieuse… Toi marin égaré, moi houle de ton naufrage. Nos souffles…et nos peaux… la longue haleine du vent…Tu m’embrasses à pleine bouche, me bois avidement avant de couler à pic. Flotter sur le désir. Noyés dans le plaisir. Couler à pic et rejaillir. Fusion. Tempête. Eclatement humide.

  

Fin d’un songe mouillé. 

  

Ma larme solitude.



Je voulais te dire

Tu n’as pas. Tu ne m’as pas. Depuis déjà au moins. Tu étais là encore. Pourtant. Là, à côté de moi. Tu ne. Nous n’avons pas.

Moi je voulais, j’aurais voulu. Mais tu ne.

Je me tournais, me retournais, je m’approchais, me serrais de toi mais tu ne. jamais. Alors je me reculais. Plus tu ne et plus je me reculais.

Moins je. Je n’osais plus.

Je t’attendais. À chaque fois je t’attendais. je me souviens. La hâte du commencement. Et rien. Tu étais là et puis rien. C’était pire finalement quand tu étais là. Quand tu étais là, je n’osais pas. Même si. Non. Pas devant toi, toi qui ne voulais pas me, qui ne voulais plus. Alors j’attendais. J’attendais que tu repartes. Pour me. En pensant à toi. En pensant à toi je pouvais. Et d’ailleurs parfois je me. Beaucoup. Plusieurs fois. Souvent.

Mais je . Le vide. Le vide de toi. L’immensité du vide.

Je. Tellement que tu. Mais tu n’as pas daigné, non, pas daigné me.

J’ai cherché sur ma les traces de ton, de.

Je caresse le tissu du drap. Je caresse ton absence. Je caresse cette béance offerte où tu n’étais pas. Je suis habitée de ce vide de toi.

Je suis un puits, une caverne, un souterrain.

Viande, matière, fluide, sécrétions. 

Je.



Si c’est pas malheureux !

Si c’est pas malheureux !
Regardez ce que je suis devenue ! Moi dont le bleu Roy éclatant me distinguait entre toutes, je ne suis plus qu’un bout de tissu synthétique gris sale effiloché.
Oh je suis encore solide pourtant. Ça, on ne peut pas me le reprocher. Et je n’ai jamais failli à ma tâche. Jamais ! Ah ça non ! je n’ai rien à me reprocher, moi ! Que la vie est injuste, Dieu que la vie est injuste.
Et je ressasse et je ressasse. Je sais bien que ça ne sert à rien. Mais que puis-je faire d’autre, hein ? Qu’est-ce que je peux faire maintenant, roulée en boule dans ce coffre crasseux, dans le noir, la puanteur de l’essence, le vacarme du moteur, les cahots ? Rien ! Rien à faire du tout. Jamais rien.
Une seule fois, il y a très longtemps, on m’a sortie de ce trou. Combien de temps… impossible de le savoir. Ici, je suis privée de toute capacité de mesurer la durée. Face à l’infini de mon ennui, le temps a renoncé à s’écouler.
C’était vers le début de ma disgrâce. Une main m’a saisie au fond du coffre, et la lame d’un canif m’a tranchée en deux. Je me suis retrouvée nouée solidement à quelque chose de métallique et poussiéreux, de part et d’autre du toit de la voiture. Un vieux canapé je crois, ou quelque autre détritus.
Je vous laisse imaginer combien j’étais mortifiée !
Oh ce n’était pas tant la blessure physique. Ça encore, je pouvais  supporter. Je suis forte. Mais cet emploi ! Charrier des saletés de  grenier. Moi ! Que c’est dégradant !
Ah j’étais bien ignorante encore. Je ne savais pas combien plus dégradant encore c’est de ne rien faire du tout.
Je ne savais pas.
Il faut dire que j’avais été conçue pour un tout autre destin.
Tissée serrée, dans un nylon de la meilleure qualité, avec des machines à la pointe de la technologie, “Made in France”, je coûtais cher et je le valais bien.
La preuve, je n’étais pas restée très longtemps dans le magasin.
C’est un champion d’escalade qui m’avait achetée, moi, quelques cordes, et des mousquetons. Avec cet homme extraordinaire, nous étions devenus amis tout de suite. Il faut dire qu’il y avait de quoi. Il prenait grand soin de nous. Tous les dimanches, s’il faisait beau temps, il nous emmenait dans les endroits les plus sauvages, les plus paradisiaques. Parois rocheuses, falaises de granit, montagnes escarpées… partout et toujours au grand air. Il nous confiait chaque fois sa vie sans hésitation. Simplement.
Nous, conscients de cette responsabilité, nous le portions de toutes nos fibres, avec sérieux. Loyalement. Nous étions fiers. Et nos étions heureux. Le soir, il nous repliait méticuleusement. Avec douceur, avec reconnaissance. Et il nous parlait aussi. De ses projets, de sa passion, l’escalade, de la nature…
Ce temps béni n’a pas duré. Un jour, notre ami nous a expliqué qu’il était obligé de se séparer de nous. Il nous disait qu’il était vraiment désolé. Que grâce à nous, il avait gagné de plus en plus de compétitions, et qu’un sponsor l’avait contacté. Un offre qu’il ne pouvait pas refuser. Il devrait utiliser le matériel d’escalade qu’on lui fournirait…  Comment lui en vouloir?  On entendait dans sa voix que les larmes n’étaient pas loin.
Nous laisser enfermés dans un placard ? Du matériel presque neuf… ce serait vraiment du gâchis. Non ! il y avait trop de falaises à escalader, trop de vies à sauver.
Il nous offrit à un groupe de scouts, nous souhaitant bonne chance et belle vie. J’étais triste de quitter mon ami, mais heureuse de me rendre utile, surtout en initiant des enfants débordants d’enthousiasme aux joies de la grimpe.
Bien sûr, nous étions moins bien entretenus et notre aspect extérieur s’en ressentit rapidement. Mais pas notre fiabilité. Pas de doute là-dessus : nous n’étions pas de la camelote.
Je ne suis pas snob. Je peux dire que j’ai passé là de belles années. Jusqu’à ce jour de malheur.
La gamine était obèse. Nous étions plusieurs sangles et baudriers au fond du sac, à attendre notre tour. Petit à petit, chacun prenait sa place autour de la taille d’un enfant. Le sac se vidait, il n’y avait plus dedans que moi et  deux ou trois autres sangles. Il ne restait plus que cette gamine à équiper. On lui avait essayé un à un tous les baudriers du sac. Aucun n’était assez grand pour ses cuisses et sa bedaine. On me sortit du sac en dernier, simple sangle ceinture, mais très solide, et taille adulte. Les essayages avaient duré longtemps, les autres enfants étaient déjà loin, la gamine était rouge d’humiliation, l’animateur était excédé de tous ces essais infructueux. Enfin, moi, je faisais l’affaire. Ils poussèrent un soupir de soulagement.
Dans la précipitation, j’ai tout de suite senti qu’il m’attachait de travers. Ah, si j’avais pu le lui crier !
En une seconde, sans que je puisse rien y faire, la gosse s’élançait dans le vide, avec pour seule sécurité moi autour de sa taille. C’est alors que l’irréparable s’est produit. Le noeud mal fichu se défait. La gamine tombait dans le vide. Je m’élance le long de sa main pour qu’elle s’accroche à moi. Elle a du réflexe. Elle m’attrape par le bout et se met à hurler au secours. On la hisse in extremis. Elle en sort indemne, quitte pour une grosse frayeur et quelques égratignures d’amour propre.
Mais pour moi, tout était fini.
Qui a reconnu que je lui avais sauvé la vie, que la faute était à l’animateur négligent ? Personne bien sûr. Trop contents de rejeter la responsabilité sur qui ne pouvait se défendre. Je n’ai plus porté le moindre débutant, plus approché la moindre paroi, plus senti le moindre souffle du vent de la liberté.
On m’a bannie, on m’a jetée. Un vugaire morceau de sangle crasseux oublié au fond de la malle d’une bagnole. Voilà ce que je suis devenue.
Si c’est pas malheureux!



Atelier-google

Atelier expérimental
Monia, 19 mai 2008

Point de départ :
Je suis assez fascinée par les moteurs de recherche sur internet. Vous proposez un mot, une expression, et vous voilà en errance parmi des milliers de textes, de toutes sortes. Si votre requête était bien formulée, vous avez des chances de trouver ce que vous recherchiez, mais si vous ne saviez pas exactement ce que vous cherchiez, ou si vous ne saviez pas trop quels mots choisir, ou si ces mots sont un tant soit peu polysémiques… vous voilà voyageant au hasard entre mille textes improbables, ayant seulement entre eux en commun, les quelques mots de votre requête.
Vous avez tous fait l’expérience. On trouve de tout, sauf parfois ce qu’on était venu cherché. On s’égare, on s’attarde sur une belle découverte, on dévie, on oublie pourquoi on était venu.
Cette diversité des réponses à une même demande a quelque chose à voir avec la diversité des textes que produisent les participants d’un atelier d’écriture à partir d’une même proposition. Ça me laisse rêveuse, je sens qu’il y a quelque chose à en faire, quoi, je ne sais pas encore… je cherche, je me laisse rêver au sujet.
Et si je prenais la chose par l’autre bout de la lorgnette ?
Savez-vous que cette errance laisse des traces derrière elle ? Savez-vous que vos clics désordonnés n’échappent pas à certains observateurs?
Par exemple, si vous publiez un site internet, vous avez la possibilité de savoir d’où sont arrivés les internautes qui ont visité votre site, quels liens ils ont cliqués. Et s’ils sont arrivés par un moteur de recherche, quelle était leur requête… c’est parfois très instructif, et c’est parfois très surprenant. C’est souvent drôle, et ça laisse parfois rêveur.

Voici par exemple un petit échantillon des requêtes google qui ont mené sur le blog de notre groupe,  http://podame.unblog.fr, de septembre 2007 à mai 2009
requêtes ayant amené des internautes sur podame de septembre 2007 à mai 2008
Proposition d’écriture :
je vous propose trois moments d’écriture, à partir de trois points de vus différents

1.  dans un premier moment nous allons jouer au moteur de recherche.
vous savez comment se présente la réponse d’un moteur de recherche à une requête :
titre de la page – courte extrait de deux lignes contenant les mots cherchés mis en gras – adresse de la page en question…

Je vous propose de choisir une requête, parmi celles qui ont mené sur podame, et d’inventer une réponse de google : c’est à dire uniquement le titre de la page et un court extrait (ou de courts extraits, tenant sur deux à trois ligne maximum), contenant les mots de la requête que vous soulignerez. Les mots peuvent être à la suite ou à des endroits différents, ils peuvent être dans un  ordre différent par rapport à la requête. Le titre n’a pas forcément un rapport évident avec l’extrait, (car l’extrait contenant les mots cherchés peut être totalement anecdotique par rapport à l’ensemble de la page). La seule contrainte : la brièveté de la citation et la présence de tous les mots de la requête.
Nous afficherons le résultats de ces requêtes, et il nous servira de point de départ au second moment d’écriture.
(10 minutes)

google

2. Affichage et lecture silencieuse:
maintenant, je vous propose de choisir un des résultats affichés. Ce peut-être celui que vous avez écrit (ce n’est pas interdit), ou celui que quelqu’un d’autre a affiché. Imaginez que vous cliquez sur ce lien…
que trouvez-vous là ? écrivez le/les textes qui se trouvent sur cette page web.
Vous connaissez déjà le titre de la page, et vous connaissez un court extrait, qui peut se trouver à n’importe quel endroit de la page, voire être découpé en plusieurs morceaux… à vous d’imaginer tout le reste.
Le type de texte peut-être est totalement libre, on peut trouver sur le web des blogs, journaux intimes, poèmes, textes juridiques, modes d’emploi, forums, publicités, articles scientifiques, et j’en passe…
Le texte peut-être très inattendu par rapport à la courte phrase affichée par google : ton, contexte, registre peuvent être très différents, car google pêche les mots dans un texte sans évaluer  s’ils sont importants ou anecdotiques.
(30 minutes)

3. Avant chaque lecture de textes proposition d’écoute :
Imaginez que vous êtes la personne qui a tapé dans google la requête qui a conduit au texte que nous allons entendre. Ecrivez sur un papier qui vous êtes. (homme / femme ? age ? …) Quel était votre objectif en tapant cette requête ? que cherchiez-vous , à quelle question vouliez-vous répondre ou quelles informations vouliez-vous recueillir?
Je vous propose d’écouter le texte depuis le point de vue de cet internaute, et d’écrire quelques lignes à partir de cette écoute. Notez si le texte répond à votre attente, à votre recherche. Qu’il y réponde ou non, notez s’il vous intéresse. S’il vous fait faire une découverte étonnante et inattendue. Après l’écoute de chaque texte, vous écrirez quelques mots témoignant de ce que votre satisfaction, déception, etc d’internaute en quête d’une information  Après lecture des texte, nous lirons les réactions des « internautes »

Note :  il peut y avoir pour les participants une difficulté certaine à comprendre la consigne d’écoute. Cet atelier demande plusieurs changements de point de vue successifs, ce qui n’est déjà pas évident. Il demande aussi une certaine familiarité avec la navigation sur internet et les moteurs de recherche (avoir déjà utilisé google de temps en temps semble nécessaire).

Le liste des « mots-clés recherchés » proposée est assez longue, il pourrait intéressant de la réduire (entre 5 et 10 par exemple), de façon à ce que plusieurs participants del’atelier soient amenés à choisir la même.



Antoine Dullin

Du tempérament, chez Dullin !
L’expression de toute expérience, la scène et la révolution.
Une fraîcheur insoupçonnée, avec le premier souvenir conçu.
Antoine comme victime des fantasmes des poètes.
Le problème de la preuve introduit son oeuvre.
Soucieux de vérité, de l’immortalité  de la maison où il a apprécié la vie, l’Amour, les roses, notre comte grassouillet de fesses, cocu, favori de Vertilleul, veut du corps et de la femme.
Parfois plus sérieux :
Fleuris, ô fleur
Fleur de fleur
Corps féminin
est sans doute le plus connu de ses poèmes et connaît un rayonnement quasi universel. Formule simple et éminemment oeuvre, qui plait au monde entier, y compris à l’URSS, peut-être surtout parce qu’elle enferme cette image d’origine dans une assurance en série, celle de la ligne qu’il donnera aux fleuves.
Il a vécu dans plusieurs points de retour pour y fixer sa mesure. Mais il vit son âge à impressions, incertain pas seulement comme un écrivain, mais comme daté, issu de la tranche.
La vraie problématique le définit. Une énigme. De l’épaisseur sale d’un réel plat et restreint. Sur ce fond, une tentative de sortie , échappée terne… nous sommes dans l’ampleur de la résignation.

 (texte écrit pendant l’atelier expérimental d’Audrey)



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