RENGHARDISES

RENGHA EROTIQUE ( Monia Dany Véronique JJ )

  

Désir… manque qui naît de ton absence… Il m’oblige à te repenser désarticulée…  comme si toutes  tes parties s’étaient éparpillées et qu’il me fallait te reconstituer… telle ces poupées nues qui ne tiendraient pas debout si elles s’incarnaient.

  

Toi dos arqué et hanches généreuses comme les bords arrondis d’un violoncelle en marbre.

Toi sein lourd et pourtant dressé jusqu’à la pointe du téton.

Toi cou tendu… tendu vers… en attente de … Effleurement de mes doigts … Souffle… Mon souffle… Mon souffle accéléré…et chaud le long de ta peau… Ta peau…Dévoilée, ta merveille… Tes lèvres noires… Ton souffle court… Qui court partout… Ton souffle partout remplit l’espace… Ton souffle qui transcende… Ton souffle coup de grâce, ton souffle cou de feu… Feu sur mon désir… Mon désir en lumière… Pleine… Sous les projecteurs… Ta peau  sur ma peau sur ta peau sous nos souffles…. Courts…. Mélangés… Tendus… Ta merveille  comme une lumière… Tendue…. En attente de …. Tes lèvres….dessinent d’étranges mots silencieux que je happe au bord de mes doigts… Aveugle je lis à fleur de peau ta souffrance délicieuse… Toi marin égaré, moi houle de ton naufrage. Nos souffles…et nos peaux… la longue haleine du vent…Tu m’embrasses à pleine bouche, me bois avidement avant de couler à pic. Flotter sur le désir. Noyés dans le plaisir. Couler à pic et rejaillir. Fusion. Tempête. Eclatement humide.

  

Fin d’un songe mouillé. 

  

Ma larme solitude.



Je voulais te dire

Tu n’as pas. Tu ne m’as pas. Depuis déjà au moins. Tu étais là encore. Pourtant. Là, à côté de moi. Tu ne. Nous n’avons pas.

Moi je voulais, j’aurais voulu. Mais tu ne.

Je me tournais, me retournais, je m’approchais, me serrais de toi mais tu ne. jamais. Alors je me reculais. Plus tu ne et plus je me reculais.

Moins je. Je n’osais plus.

Je t’attendais. À chaque fois je t’attendais. je me souviens. La hâte du commencement. Et rien. Tu étais là et puis rien. C’était pire finalement quand tu étais là. Quand tu étais là, je n’osais pas. Même si. Non. Pas devant toi, toi qui ne voulais pas me, qui ne voulais plus. Alors j’attendais. J’attendais que tu repartes. Pour me. En pensant à toi. En pensant à toi je pouvais. Et d’ailleurs parfois je me. Beaucoup. Plusieurs fois. Souvent.

Mais je . Le vide. Le vide de toi. L’immensité du vide.

Je. Tellement que tu. Mais tu n’as pas daigné, non, pas daigné me.

J’ai cherché sur ma les traces de ton, de.

Je caresse le tissu du drap. Je caresse ton absence. Je caresse cette béance offerte où tu n’étais pas. Je suis habitée de ce vide de toi.

Je suis un puits, une caverne, un souterrain.

Viande, matière, fluide, sécrétions. 

Je.



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