réunions DU- compte rendu journée du 6/12/08

Encore du bonheur  à se retrouver ! Et pas seulement du bonheur, des idées en foule, et en cascades !

 

Echanges autour des lectures et partage de bibliographies :

 

Tonino Benaquista- Saga-

Vargas Llosa- Le scribouillard (écritures de scénarios= sources possibles d’ateliers)-

Maélise de Kérangal- Corniche Kennedy

Yves Courrière-En vérité (une biographie de Jacques Prévert- une mine sur le 20eme siècle artistique, une connaissance du bonhomme et des poèmes- se lit avec délectation =commentaires de l’auteur du présent compte rendu !!)

Jean Echenoz- Courir (son «  petit dernier » et un des meilleurs, dixit ses lecteurs)

Christian Oster- 3 hommes seuls- Les déferlantes

Tristan Tzara- Œuvres complètes- Anthologie- Lesq techniciens du sacré- textes chamaniques du monde entier- Editions Corti- Contacter Louis pour plus ample informé, il adore !

Virginia Volf- Les vagues

Patrick Ourednick- Une brève histoire du 20eme siècle

Raymond Federman- mon corps en 9 parties

Sur Google voir « le petit bidon- Christophe Tarko

 

 

Nous reparlons des questions de communication informatique- Monia va effectuer un petit contrôle des liens via « groupe Du »-

 

La chaine des consignes : on continue !

Désormais consignes libres-

Danielle s’y attelle le 15 décembre, suivie par Chantal le 12 janvier

 

Confirmation du week end des 31 janvier/1er février-

Les participants s’organisent pour se convoyer le vendredi soir-8 couchages possibles chez Danielle (si partages des lits)- prévoir chacun quelque chose pour le samedi midi-

 samedi soir raclette, avec écot participatif (Nicole s’en occupe)-dimanche midi= soupe à l’oignon (Danielle) et  partage des nourritures terrestres apportées par chacun-

 

Prochaine réunion à Marseille prévue le 14 mars : Confirmation de dernière minute=Corine Robet sera présente.

 

 

 

 

Puis l’essentiel de cette journée sera consacré à des propositions d’ateliers, les idées courent et se succèdent :

 

Sylvain évoque la lecture « en rebonds » à partir d’un ou de textes quasi improvisés- Technique basée sur l’écoute très attentive, permettant justement le « rebond ». Nécessité d’un travail préalable, en particulier sur la lecture à voix haute.

 

En rebond, justement, Dominique  passe à une autre suggestion :

Saisir des bribes de paroles (en extérieur, n’importe ou, les noter au hasard en préalable d’un atelier ou proposer une déambulation libre en préalable ou pendant l’atelier) et en faire un ou des textes-

 

 

 

 

Je vous propose en suite, et de manière synthétique, un panorama des propositions évoquées :

 

-Le voyage imaginaire (Florence)

Donner des lieux du monde dans leur langue d’origine (Extraits littéraires possibles= Proust-Un amour de Swann, Parme-Sartre= Qu’est ce que la littérature-Florence, une ville, une fleur, une femme- Paul Fort à Francis James= ballades françaises- Italo Calvino Les villes imaginaires-Guide de nulle part et d’ailleurs- Merci Nicole, j’espère que mes références sont les bonnes !))

C’est le son qui va ouvrir l’imaginaire- Choisi dans la liste un nom vous amène à des mots, disposés librement sur une feuille-

On peut développer ces mots en idéel/matériel pour créer un réservoir-

=créer des liens et/ou remplir les blancs-

 

Toujours dans cette idée du son comme origine= plaquer des mots français sur du texte anglais ou autre- Idée de la traduction phonétique-Dans cette optique proposer une langue lointaine, une qui ne peut être connue et traduite involontairement-

 

Autre piste= Faire ressentir les choses avant de les faire écrire

Exemple- du plomb pour la lourdeur, des fleurs pour la senteur, etc

 

Tirer un fil :

Je bois au café

            Les fumeurs sortent

                        Ils râlent

                                   Ils s’en prennent à Sarko       

                                               Etc

 

La cuisine

Lectures puis inventaires des plats préférés-

Ecriture « en lasagnes »= une couche de recette

                                         Une couche de souvenir

                                         Une couche de recette

                                               Etc

Sur le même principe on peut imaginer autre chose

Exemple un gateau

Battre les blancs

—–un blanc—–

Etc

 

Florence nous propose un atelier expérimental

 

 

                                                           La langue voyageuse

 

 

deux objectifs= travailler sur le signifiant/signifié et écrire sur l’évocation qu’amène un lieu à partir de son nom

 

1/avant texte= prospection imaginaire de la musique étrange de certains noms/mots- ceux de notre langue ou d’un autre qui peut être inconnue-

2/liste de noms en caractère latin distribuée à chaque participant

3/choisir un nom de ville  par rapport à la poésie du mot, à sa sonorité-lisez à voix basse- laissez vous rêver-

Sur une feuille de papier posée à l’horizontale tracer 2 chemins ( Oriol-boyer)= mots évoqués par le son/mots évoqués par le sens-

On peut arrêter là l’arborescence ou la continuer plus avant-

4/en utilisant tout ou partie des listes, construire un texte qui dira ce lieu, ce qu’il évoque, à partir du nom de départ-laisser se dérouler les associations au détriment de la construction logique-

Se construit donc ainsi un lieu imaginaire qui, cependant, possède un nom réel-

 

On peut aussi construire un lieu mythique sous forme de rhenga

                                              

Construire un personnage

 

-Comme Volodine s’aider de zones ethniques pour inventer nom et prénom

-son lieu imaginaire puis fragment d’un trajet dans lequel le personnage se perd

-la liste des lieux

-c’est  le langage qui lui permet de sortir de cette perdition=travail sur la langue et sa sonorité- On peut « jouer »sur les mots-perte physique et perte de langage=puis l’analogie verbale et auditive permet au personnage de sortir de sa perdition corporelle

 

 

 

 

 

Nicole nous invite à un autre voyage imaginaire

 

 

 

Proposer des listes (villes, pays etc.)Chacun en tire trois, au hasard et les donne à son voisin

Ces 3 noms décomposés par syllabes vont  recomposer le nom d’un pays imaginaire-Puis :

 

 

 

 

 

                                                           Carnet de voyage

 

-description du relief, du climat, de la végétation

-les participants complètent dans la carte du pays imaginaire (la faire tracer sans déplacer le poignet par exemple, ou autrement) l’emplacement des lacs, des montagnes etc-

-se rappeler un des noms de la liste initiale et par anagramme donner un nom à la capitale du pays imaginaire (on peut aussi partir des véritables noms de capitales)

-on place la capitale sur la carte

-on rédige un texte sur la capitale et ses curiosités à ne manquer sous aucun prétexte

-on rédige une notice sur la faune et la flore (à usage des visiteurs ou à un autre usage

-inventer-)

-dessin fantaisiste et par anagramme noms d’espèces végétales et animales inconnues (à partir de noms d’animaux réels)

-raconter un événement dans ce pays (sportif, culturel, autre) -une coutume particulière-

-pourquoi ce pays si bien défini est-il si difficile d’accès ?

Tout cela peut prendre place dans un vrai-faux petit carnet et donc s’enrichir de la confection d’un objet-

 

 

 

 

Louis évoque son atelier « sur commande »= animer l’ouverture d’un conseil d’administration d’une association œuvrant dans la a thérapie sociale : thème choisi

 

 

 

                                                           La place et le déplacement

 

 

1/la place fixe

Refs= espèces d’espaces Pérec (page 109 en particulier le regard)

          La grande muraille Henry Bauchon

 

«  La force irascible qui ne croit pas à la mort me soutient » cette phrase est trop belle, je la retranscris : Louis d’où sort t-elle ? Je ne l’ai pas noté !

 

2/ je reviens à moi comme après avoir perdu connaissance et je déniche spontanément 3 ou 4 lieux du quotidien (ou de l’enfance, ou .. d’autre chose)= liste

3/.. qui sont ouverts sur l’extérieur comme  autant de places fixes comme des postes de guets-

Je m’y poste pour décrire ce qui se passe au dehors

 

            (variante =des lieux où vous vous êtes postés de nombreuses fois- des «  fenêtres sensibles » postes privilégiées du réel)

 

Petit essai grandeur nature avec le groupe et lecture de « nos lieux »

 

4/vous allez réaliser la description d’une de ces vues immobiles-

Consignes = le narrateur ne se déplace pas- C’est un autre qui lui décrit les choses : « tu vois, là, sur ta droite etc ».

Une phrase pour chaque strate visuelle-utiliser le cadrage de l’image-exploiter la perspective, le regard va du dedans vers le dehors-

Du narrateur, on ne sait que ce qu’il voit et ce qu’il perçoit (ouïe-odorat-textures etc)

5/espèces d’espaces page 55

Les eaux étroites- Julien Gracq ( ??)

Vous allez re-emprunter un trajet connu, une promenade, un parcours familier,(toujours avec un retour assuré, ce qui exclut l’errance, la quête)  pas à pas.

=récit phrase par phrase comme autant de pas séparés et indépendants- phrases essentielles, dépouillées comme un diaporama

=un récit fluide ou les phrases s’enchainent

6/arrachement, départ

Lectures ; un texte de Louis(éphémère)-Apollinaire » Zones »

Consigne :

Sortez de votre position fixe, de votre itinéraire familier,

Extirpez vous

Sortez, laissez aller

Laisser votre trace

 

Vous avez un jour éphémère pour vous livrer à l’errance, pour aller vers l’autre …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà-

Chacun, bien évidemment peut reprendre, corriger, rectifier, compléter ce travail qui reflète bien me semble t-il, la richesse et la diversité des échanges de ce samedi-

Il est certain que tout ce qui s’y est dit n’y figure pas, que chacun me pardonne omissions et/ou inexactitudes éventuelles-

 

Excellentes fin d’année à tous et à l’année prochaine

 

Danielle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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