L’orange

L’orange, d’ordinaire trop grosse pour tenir dans la paume d’une main, mais qui forme une coupe d’or parfaite les deux bras réunis, est d’abord couleur, rondeur. Brillante ou mate, lisse ou à crevasses, écorce mince ou épaisse, elle se divise ensuite en variantes, avant de se diviser en segments sagement rangés comme des livres. Car l’orange, en substance, est une étude rondement menée de l’occupation de l’espace d’un globe, du lien qui mène du particulier au général, de la partie au tout – petit précis de rationalité qui laisse pourtant de côté l’essentiel : un chaos d’éclatements sensuels à la bouche et aux doigts.



1 commentaire

  1. lemonde1900 6 juin

    C’est très bien fait. J’aime tout particulièrement « l’étude rondement menée de l’occupation de l’espace d’un globe »: une jolie trouvaille!

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