Allongée dans la nuit

Allongée dans la nuit, tu entends le souffle léger des respirations de tes enfants. Tu sens la présence de l’autre à tes côtés. Tu n’as pas sommeil. Il est encore très tôt. Tu n’es pas obligée de te lever. Pas encore. Tu restes là. Tout à toi.
               Quelques fragments de rêves t’habitent encore. Puis se brouillent. S’éloignent. Tu te surprends à envisager cette nouvelle journée qui s’ébauche à ta conscience. Tu décides de la faire attendre. Encore un peu. Entre-temps précieux.
                Tu vagabondes sur les bruits qui t’approchent par bribes. L’aboiement d’un chien, le ronflement d’un moteur, une rafale de vent  qui balaie les tuiles et les feuilles du chêne. 

                Tu les accueilles ou non.
                Tu es libre, tu es seule.
                Tu n’as pas envie de penser.

                Juste te laisser bercer.



1 commentaire

  1. lemonde1900 6 juin

    Beau pastiche!
    Avez-vous le film « Un homme qui dort », qui est déjà une réécriture, par Perec lui-même, de son roman?

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