La longe de porc, façon Volodine…

Selon les propositions de Xavier Garnerin et en suivant l’exemplier…

Kim Lee Hartmann contemplait la longe de porc.

Il songeait, le couteau finement aiguisé à la main, aux autres cochons, entassés dans la soue, éperdus et braillards. Ils avaient vu le sang gicler, entendu leur semblable hurler, sans émotion aucune.

Il effectua, délibérément, trois longues incisions dans la viande rosâtre, unicolore, et la jeta dans l’huile bouillante.

Il se dit, soudain, qu’il aurait préféré, finalement, avoir sous son couteau, d’autres vaincus : une poule dodue, à cuire au pot, ou un de ces pigeons qui pullulent et hantent les villes moribondes et nauséabondes.

Le riz, quant à lui, longuement lavé et égoutté attendait, en vrac dans une antique passoire. Les tomates concassées, ébouillantées à vif, rubescentes, attendaient patiemment sur le coté.

Un disfonctionnement…

Hartmann alluma le feu sous la casserole d’eau. A peine démarrée, la flamme s’éteignit. Le bouton principal manipulé avec brusquerie lui resta dans la main.

Hartmann, debout devant la cuisinière resta là, immobile, un long moment.

Son inexpérience ne lui permettait pas de sauver la préparation, toujours en attente…

Sereinement son MP3 continuait à débiter du Mozart…

L’éclairage chez Volodine…

Face à lui, au dessus des plaques éteintes, le néon fatigué disséquait la longe. Luisantes et écorchées, les tomates renvoyaient sur la viande morne une lueur rougeâtre. Le visage d’hartmann, front blanc, cou rouge, marquait sa perplexité.


Les slogans incongrus….

Ce n’était pas un soir comme tous les autres : les consommateurs ne défilaient pas encore !

« Compte les grains de riz, un par un »

« Imagines ta gastronomie »

« Dors, car qui dort dine ! »

 



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