Midi est quatorze heures

Tu es assis, face à la pluie, et sous les fleurs, tes jambes en tailleurs.

Tu pourrais vaquer entre les pierres antiques d’un des jardins du centre.

Mais tu sais qu’il vaut mieux te poser, pour tes jambes laisser couler tes pieds.

D’ailleurs. Ce n’est pas la pluie qui est en face de toi, mais bien une fontaine, une simple fontaine, un mécanisme fort compliqué. Mais tu oublies les mécanismes, les hommes et les forts, ceux qui se creusent la tête à en faire des puits. toi tu flottes, tu te répands, sur le décor. Une huile, une flaque. Le remous te mène, les pertubations te balancent, tu y prends forme.

Tes mots mitraillaient le réel, les gouttes tombent en rafales. Profondeurs inacessibles. Faire des cercles concentriques à sa surface. Parfois deux cercles se percutent et creusent, un peu.

Choses savonneuses, observations futiles.

Tu as posé là tes mots, à tes côtés, ta boite à bulle.

La brume s’étend encore, les paroles se font rumeurs, les hommes sont redevenus des animaux. Tu es surpris de les voir s’approcher si près. Peut être pour la source.

Tu n’es plus qu’un morceau de brume qui joue à l’étologue.

Tu te vaporise un peu plus loin.

Des pensées. Tu t’étales



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